L'idée initiale est que la vitesse du véhicule vient modifier l'essence même du voyage, et que regarder par la vitre n'est pas fouler aux pieds l'herbe humide...
Voyager de nos jours est rester immobile
Se fendre et transpercer telle une épée d’argent
Les pays entrevus par les fentes du masque
Qu’il nous faudrait plutôt dévisager en face.
Puis pétrir pas à pas, fouler de sa main nue
Dans le sang épais de sa réalité sensuelle
Déglutir odeur par odeur
Caresser feuille à feuille en écoutant
Le silence entre les sautes de vent
Voyager de nos jours est mentir au voyage
Voyeur insatisfait d’horizons survolés
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